01 jan 2010

182 blocs opératoires appelés à disparaitre ?

Category: chirurgiedelferri @ 13 h 51 min

C’est en tout cas ce que prévoit le sénateur  Jacques Mézard, dans une question à la ministre de la santé.

Celle ci répond que non, qu’il s’agit d’obtenir une meilleure technicité des opérateurs, qu’aucun établissement hospitalier ne fermera, qu’au plus une orientation gériatrique de leurs activités sera programmée ainsi que des coopérations.

Ne nous leurrons pas. Il s’agit bien d’un éloignement des structures de soins sur le territoire, une mise en commun de moyens techniques sur des plateaux centralisés, mais qui dans le même temps ne verront pas une augmentation de leurs moyens, bien au contraire.

Il est à prévoir une augmentation des temps d’attente, des difficultés pour obtenir un rendez vous. En outre la sollicitation des machines et des équipes entrainera des dysfonctionnements déjà prévisibles.

Quant aux fibromyalgiques, parents pauvres de la médecine moderne, ils auront le droit de continuer à souffrir plus longuement (les autres populations ayant besoin de soins aussi bien entendu). Ne serait ce que par des trajets en voiture plus long… Quant on connait la difficulté, la fatigue, et les douleurs des trajets pour la plupart des fibromyalgiques…

http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ09110715S

Suppression annoncée de 182 blocs opératoires 13 ème législature
Question orale sans débat n° 0715S de M. Jacques Mézard (Cantal – RDSE)
publiée dans le JO Sénat du 12/11/2009 – page 2606

M. Jacques Mézard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la suppression annoncée des services de chirurgie pratiquant moins de 1 500 actes chirurgicaux par an.

Récemment, elle a confirmé le projet de fermeture des blocs opératoires pratiquant moins de 1 500 actes chirurgicaux par an, ce qui correspondrait à 182 blocs sur les 1 075 que compte la France. Cette mesure concernerait 25 % des établissements chirurgicaux du secteur public.

Elle a expliqué que le Gouvernement veut supprimer les petits services de chirurgie qui ne sont pas assez modernes pour « assurer une filière de soins chirurgicaux extrêmement complète » et « assurer la sécurité et la qualité des soins ». Ainsi, le critère choisi pour évaluer la qualité d’un bloc opératoire en France se résume à un nombre : 1 500 actes par an et par établissement. Le type d’actes, le nombre de chirurgiens pour les réaliser n’entrent pas en ligne de compte. Cette conception d’une médecine purement technique ne prenant pas en compte la dimension humaine des petites structures de proximité n’est pas acceptable. C’est une nouvelle menace qui pèse sur les « petits » établissements hospitaliers ; une menace de suppression pure et simple dans nombre de localités de l’offre publique de santé.

Ce projet de fermeture des services de chirurgie pratiquant moins de 1 500 actes chirurgicaux par an, dont le but déclaré est d’« assurer la sécurité et la qualité des soins », laisse pourtant de côté l’évaluation de la qualité des soins dans les « grands » hôpitaux ou dans les établissements privés, pourtant, ce sont ces structures qui prendront en charge les malades en cas de fermeture des « petits » blocs opératoires…

Avec la menace de fermeture des « petits » établissements, officiellement au nom de la sécurité mais essentiellement pour des raisons de coûts, se pose le problème de l’accès aux soins d’urgence car il est à craindre que de telles fermetures obligeront le patient à un plus long trajet avant de rejoindre un hôpital, non sans risque…

M. Jacques Mézard lui demande donc de préciser les intentions exactes du Gouvernement en matière d’organisation territoriale des soins chirurgicaux. Il lui demande également de tenir compte des réalités de certains territoires et de la nécessité de garantir l’offre publique de soins « de proximité ».

Réponse du Ministère de la santé et des sports
publiée dans le JO Sénat du 16/12/2009 – page 12680
sports.

M. Jacques Mézard. Madame la ministre, ma question porte sur l’éventuelle suppression de services de chirurgie pratiquant moins de 1 500 actes par an, soit 182 blocs sur les 1 075 que compte notre pays. Cette mesure concernerait 25 % des établissements chirurgicaux du secteur public et seulement 9 %, semble-t-il, de ceux du secteur privé.

Il s’agirait donc de supprimer les « petits » services de chirurgie qui ne seraient pas assez modernes, selon vos propos, madame la ministre, pour « assurer une filière de soins chirurgicaux extrêmement complète » et « assurer la sécurité et la qualité des soins » ; j’aimerais d’ailleurs savoir si des statistiques ou des audits ont été réalisés sur cette question de la sécurité et de la qualité des soins dans les blocs opératoires…

Ainsi, le critère choisi pour évaluer la qualité d’un tel bloc serait de 1 500 actes par an et par établissement. Or les différents types d’interventions et le nombre des chirurgiens nécessaires pour les réaliser n’entreraient pas en ligne de compte.

Cette approche nous semble purement technique ; elle ne prend pas en considération la dimension humaine des petites structures de proximité, ce qui nous pose problème.

Il s’agit là d’une nouvelle menace, pouvant aller parfois jusqu’à la suppression pure et simple, qui pèse sur les « petits » établissements hospitaliers.

J’entends bien la nécessité d’assurer la qualité des soins et la sécurité de l’usager ; nous partageons bien entendu votre souci, madame la ministre. J’ai d’ailleurs noté que le Conseil national de la chirurgie avait préconisé la fermeture des établissements réalisant moins de 2 000 actes par an mais que vous aviez choisi, dans le souci de maintenir une certaine proximité des soins, d’abaisser ce seuil à 1 500 actes.

Il n’en reste pas moins que cette approche laisse de côté l’évaluation de la qualité dans les grands hôpitaux ou dans les établissements privés, qui prendront en charge les malades en cas de fermeture des petits blocs opératoires.

L’accès aux soins d’urgence pose problème, selon nous : nous craignons que de telles fermetures n’obligent le patient à réaliser un plus long trajet avant de rejoindre un hôpital, ce qui n’est pas sans risque, notamment dans les territoires qui sont particulièrement enclavés et connaissent les difficultés de transport que l’on sait.

Madame la ministre, nous souhaitons que vous preniez en considération les difficultés particulières de ces territoires et puissiez nous préciser les intentions exactes du Gouvernement en matière d’organisation territoriale des soins chirurgicaux, en tenant compte, je le répète, de la réalité de zones très enclavées, afin de garantir l’offre publique de soins de proximité.

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports. Monsieur le sénateur, je vous remercie de votre question, qui me permettra de répondre au fond sur ce sujet sur lequel, je dois le dire, j’ai entendu bien des bêtises et des propos polémiques !

Vous m’interrogez sur l’organisation territoriale des soins au regard, notamment, des décrets à venir concernant les autorisations en médecine et en chirurgie.

Il faut le savoir, les activités de soins sont actuellement réglementées par des décrets qui datent de mars 1956, soit de plus d’un demi-siècle ! Or – j’enfonce ici une porte ouverte –, depuis lors, la pratique a tout de même légèrement évolué en médecine et en chirurgie ! (Sourires sur les travées de l’UMP.)

En outre, ces textes anciens n’étaient applicables qu’au secteur privé. Ils méritaient donc – vous le reconnaîtrez, monsieur le sénateur – d’être sérieusement actualisés : nous avons enregistré des évolutions lourdes, comme le vieillissement et l’accroissement des pathologies chroniques, et, bien entendu, le niveau d’exigence de nos compatriotes en matière de sécurité et de qualité des soins a augmenté, ce qui est d’ailleurs tout à fait légitime au regard des énormes progrès scientifiques et technologiques qu’a connus la médecine pendant cette période.

À partir de ce constat, un travail de refonte de ces textes réglementaires a été engagé par l’un de mes prédécesseurs, en l’occurrence Xavier Bertrand.

Les services du ministère de la santé ont mené une démarche de concertation étendue avec tous les acteurs publics et privés concernés, les fédérations d’établissements, les syndicats médicaux, les sociétés savantes, le Conseil national de la chirurgie – vous l’avez évoqué, monsieur Mézard –, le conseil national de l’ordre des médecins et la Haute autorité de santé.

Ce travail de concertation et de confrontation scientifique ne vise pas, comme je l’ai lu ici ou là, à fermer des établissements ! Il s’agit d’identifier les principes qui garantissent la sécurité et la qualité des soins afin d’améliorer la prise en charge des patients.

Parmi ces critères figure, entre autres, le nombre des actes effectués par les praticiens, car, nous le savons, ce que l’on fait bien, c’est ce que l’on fait souvent ! À l’évidence, la qualité d’un acte chirurgical ou obstétrical est directement liée à la fréquence avec laquelle celui-ci est pratiqué par un médecin ou un chirurgien.

Cette démarche nous a conduits à définir un seuil minimal d’activité. Monsieur le sénateur, vous avez bien voulu rappeler que le Conseil national de la chirurgie avait proposé de fixer celui-ci à 2 000 actes. J’ai pour ma part beaucoup insisté pour que ce seuil soit établi à 1 500 actes, et on pourrait d’ailleurs me reprocher de ne pas avoir suivi les préconisations du Conseil national de la chirurgie ; 1 500 actes, c’est bien le minimum pour qu’une activité chirurgicale se déroule dans des conditions de sécurité et de qualité optimales. C’est ce seuil qui figure dans le projet d’arrêté annexé aux deux décrets. Il garantit également que les opérateurs – chirurgiens, anesthésistes, équipes soignantes présentes au sein du bloc – ont une pratique suffisante pour conserver le niveau de compétence et d’expertise requis pour des opérations souvent spécialisées.

Les patients le savent d’ailleurs, qui votent avec leurs pieds. Les établissements de proximité dont l’activité est faible connaissent souvent des taux de fuites importants : les patients choisissent de ne pas se faire opérer dans ces établissements et ont recours à des plateaux techniques plus éloignés, mais plus importants. Ce taux de fuites peut atteindre 80 %, voire 90 %, et c’est tout à fait considérable. Nous ne pouvons nous satisfaire de ces situations où nos concitoyens ont certes accès aux soins, mais sans que l’offre qui leur est proposée réponde à toutes les exigences de qualité et de sécurité.

J’ai souhaité renforcer le rôle propre aux établissements de proximité, afin qu’ils répondent au mieux aux besoins de la population. Si cette réponse peut passer par une reconversion partielle d’activités, elle ne conduit jamais – j’insiste sur ce point – à une fermeture d’établissement : je n’ai en effet jamais fermé d’établissement !

Les centres hospitaliers voient ainsi leur rôle de proximité renforcé, en développant des services de soins de suite et de réadaptation ou des services de médecine gériatrique et en s’intégrant dans des filières de soins, notamment au moyen de formules de coopérations hospitalières. Je suis particulièrement attachée à la prise en charge graduée et coordonnée des patients en tout point du territoire.

Enfin, monsieur le sénateur, vous avez évoqué les urgences. Celles-ci ont vocation à faire partie intégrante des activités de l’hôpital de proximité. C’est l’une de ses missions, avec la médecine courante, les soins post-aigus et la gériatrie. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à renforcer les services d’urgence et j’ai pris des engagements chiffrés très précis pour que 90 % de la population, au lieu de 80 % actuellement, puisse être prise en charge par une structure adéquate dans un délai très rapide. Et vous savez bien, monsieur le sénateur, que ce sont les 10 % supplémentaires qui sont les plus difficiles à obtenir !

Les textes réglementaires qui sont publiés ne sont pas un couperet, loin s’en faut. Un établissement dont le service de chirurgie n’atteint pas le seuil minimal d’activité ne ferme pas pour autant. C’est l’occasion de se poser un certain nombre de questions, de se demander ce qui se passe, comment apporter des améliorations, notamment en matière de qualité des soins, quelles coopérations seraient les plus opportunes pour remédier aux difficultés rencontrées, quelles activités pourraient être transformées. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour éviter que ce ne soit considéré comme une relégation.

M. le président. La parole est à M. Jacques Mézard.

M. Jacques Mézard. Je tiens à remercier Mme la ministre de ses explications.

Lors de l’examen de la loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires, il a été beaucoup question des déserts médicaux. Nous ne souhaitons pas avoir à déplorer l’existence de déserts chirurgicaux.

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre. Pas question !

M. Jacques Mézard. Il faut assurer tant un équilibre entre les territoires que la présence d’un établissement de proximité dans les départements n’ayant pas de métropole régionale.

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20 nov 2009

L’humanitude

Category: Résilience,Yves Gineste,humanitue,patient,personne agée,soinsdelferri @ 22 h 06 min
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17 nov 2009

Le Docteur House, médecin génial des temps modernes ? Il existe déja, cela s’appelle un mandarin.

Category: recherche,soinsdelferri @ 9 h 09 min

«Mais, au fond, si la télé influence les spectateurs, c’est Google qui a le plus d’impact, estime de son côté le Dr Marc Giroud, médecin au Samu de France. Depuis dix ans, les patients explorent sur Internet leurs symptômes, leurs maladies. Ils sont plus et mieux informés ; ils ont une idée assez construite de nos stratégies médicales, ils ont d’ailleurs une exigence de précision plus grande de notre part. À nous de faire correspondre notre raisonnement, nos explications avec cette nouvelle connaissance produite par les réseaux électroniques.»

Voila un praticien qui comprend ce que désirent les gens aujourd’hui.

Quand «Dr House» influence les malades

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01 nov 2009

Les génériques obligatoires ?

Category: médicaments,système de soins,sécurité socialedelferri @ 12 h 58 min

Les génériques pourraient devenir obligatoires.

Suite à cet article que nous avons trouvés en particulier sur le site  d’Europe 1, nous avons laissé ce commentaire :

« Effectivement, cette médication à deux vitesses devenait kafkaéienne. La seule question à se poser devrait être : le générique est aussi efficace que la molécule d’origine ou pas ? Rien n’est moins sur; quelques expériences pratiques sur des animaux (non vérifiées scientifiquement cependant) laissent à penser que le générique n’est pas aussi performant. Quant aux économies réalisées, elles seront de quel ordre ? Le jeu en vaut il la chandelle ? Alors que dans le même temps les médicaments de confort ne sont plus ou peu remboursés ? Enfin, il est étonnant de comparer le nombre de gélules entre un générique et le médicament originel pour une même boite. La différence peut être édifiante.. Si cet amendement devait être approuvé par le parlement, il serait alors logique que soient enlevés des officines tous les médicaments originels, pour que ne perdurent que les génériques. Gageons que cela ne se fera pas… Pourquoi avoir donné le choix ? »

Dans le même ordre d’idées, face à la responsabilisation et les économies à trouver pour faire face au déficit de la sécu :

« Au chevet de la sécu » sur le site du Télégramme.com

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23 oct 2009

Et l’accès aux soins en milieu rural ?

Category: fibromyalgie,hôpital,rural,soinsdelferri @ 22 h 03 min

Sur le site du

Accès aux soins en milieu rural 13 ème législature

Question écrite n° 10183 de M. Antoine Lefèvre (Aisne – UMP)

publiée dans le JO Sénat du 17/09/2009 – page 2192
M. Antoine Lefèvre attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la situation plus que préoccupante de la démographie médicale et sur l’accès aux soins en milieu rural. Le récent « Atlas de la démographie médicale », publié par le Conseil national de l’ordre des médecins, stigmatise, en sus de la diminution du nombre de médecins en activité, les fortes et persistantes disparités régionales dans la répartition des praticiens. La Picardie se trouve être la plus mal dotée avec 240 médecins pour 100 000 habitants, alors que Paris ou la région PACA en compte plus de 400. Si la récente loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires instaure des incitations financières à l’installation de médecins en milieu rural, il apparaît que malgré le relèvement récent du numerus clausus, une dizaine d’années seront nécessaires à un rééquilibrage de médecins généralistes en milieu rural. Il lui demande donc s’il envisage de prendre de nouvelles mesures, plus contraignantes ou incitatives, financières ou administratives, comme dans certains pays de l’Union européenne.

Réponse du Ministère de la santé et des sports
publiée dans le JO Sénat du 22/10/2009 – page 2484
Le Gouvernement est attentif aux difficultés rencontrées dans certaines régions en termes d’accès aux soins. Dans un premier temps, le Gouvernement a souhaité laisser les partenaires conventionnels s’entendre sur les mesures permettant de mieux répartir les médecins sur le territoire. Les discussions portent notamment sur les contrats de santé solidarité, issus des états généraux de l’organisation de la santé (EGOS), selon lesquels les médecins exerçant dans les zones surdotées auraient l’obligation de répondre aux besoins de santé des zones déficitaires. Les médecins pourraient être dispensés de cette obligation en s’acquittant d’une contribution financière. Plutôt que de proposer des mesures démographiques coercitives comme la restriction du conventionnement dans les zones surdotées préconisée dans le rapport Paul, la politique du Gouvernement en matière démographique a davantage porté ces dernières années sur des mesures visant à inciter à l’installation et à l’activité dans les zones sous-denses en mettant en place, depuis 2004, un panel conséquent de dispositifs pour encourager l’exercice des médecins dans les déserts médicaux. C’est ainsi que, outre les aides des collectivités territoriales, des mesures conventionnelles, comme par exemple la majoration de la rémunération de 20 % pour un exercice médical regroupé dans une zone déficitaire, sont prévues par l’avenant 20. Par ailleurs, ont été mises en place des exonérations fiscales, par exemple sur la taxe professionnelle ou l’impôt sur le revenu pour l’exercice médical dans les zones déficitaires. Enfin, la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires comporte une série de mesures cohérentes dont l’objectif est d’organiser et de moderniser l’offre de soins sur le territoire : la création des schémas régionaux d’organisation sanitaire (SROS) ambulatoires qui définissent un schéma d’aménagement de l’offre de soins ambulatoires sur l’ensemble du territoire ; la répartition des internes et des étudiants en fonction des besoins ; l’incitation à la création des maisons de santé et des pôles de santé ; la création d’un corps de boursiers qui iront exercer dans les zones les moins dotées ; le développement de la télémédecine, de la généralisation des coopérations entre professionnels de santé.

Que vient faire cette question sur le site ?

Elle est d’une importance cruciale pour les personnes fibromyalgiques.

En tout cas pour celles qui y vivent.

La fibromyalgie c’est d’abord la douleur, puis la fatigue (ainsi que tous les symptômes que vous pouvez retrouver ici).

Or, dans les zones rurales, les difficultés des soins, des lourds traitements imposent des déplacements longs et couteux. Qui sont pénibles et épuisants.

Quant aux centres de la douleur, porteurs de tant d’espoir pour les fibromyalgiques, ils ne sont ni assez nombreux, et trop insuffisants pour faire face aux flux des malades en mal de soulagement.

La fermeture programmée de divers services hospitaliers, proches du terrain des malades, proche d’eux entraine un accroissement automatique du cout de la santé, déjà à deux vitesses (les pauvres fiances des fibromyalgiques, souvent, en savent quelque chose) et un acroissement su stress et de la fatigue.

Il faut de vraies réponses, et pas seulement des intentions sur d’éventuelles nouvelles pistes.

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10 août 2009

Nouvelle dégradation du déficit de l’assurance maladie

Suite au discours de Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN Ministre de la santé et des sports devant la commission des comptes de la sécurité sociale ou elle s’interroge sur la dégradation des comptes due pour l’essentiel du fait de la crise par une dégradation des recettes (quelle belle analyse !), elle se félicite par sa belle maîtrise des dépenses du régime.

Mais dans le même temps son appétit de réduction des couts est sans limite : «  deux postes de dépenses méritent une action spécifique : les indemnités journalières et les transports sanitaires, sur lesquels nous demandons donc à la CNAMTS, comme tu l’as dit tout à l’heure, de renforcer ses contrôles, en augmentant le nombre de mises sous accord préalable. »

D’après la ministre «  La croissance des indemnités journalières est surprenante en temps de crise. »


La croissance des indemnités journalières est surprenante en temps de
crise. Je demande donc à la CNAMTS de nous donner des éléments
d’explication. Il faudra notamment analyser les écarts entre assurés, entre
départements et entre entreprises. Je ne suis pas sûre en effet que ces
écarts soient toujours justifiés par des facteurs strictement médicaux, ce
qui devrait pourtant être le cas.

« La croissance des indemnités journalières est surprenante en temps de crise. Je demande donc à la CNAMTS de nous donner des éléments d’explication. Il faudra notamment analyser les écarts entre assurés, entre départements et entre entreprises. Je ne suis pas sûre en effet que ces écarts soient toujours justifiés par des facteurs strictement médicaux, ce qui devrait pourtant être le cas. »

Un très bon article sur

reprend et commente cet article, avec l’éclairage du Directeur de la Répression des Fraudes à l’Assurance-maladie

150 millions d’euros sont à récupérer au moins cette année en économies sur les soins injustifiés;

Chaque patient devient un coupable en puissance, au mieux, un fraudeur supposé, souvent.

Pourtant, l’explosion de la crise économique, qui met tant de personnes devant un avenir sombre, économiquement invivable, source de tensions dans les ménages, n’est elle pas à elle seule suffisante à expliquer l’augmentation dite exponentielle de ces arrêts maladies ?

C’est sans compter avec l’approche économique et financière de la réforme. La souffrance morale est simulée, la douleur physique peut se supporter.

Nous sommes étonnés que déja on ne se soit pas tourné vers l’exemple de nos voisins suisses….

Nous ne sommes pas les seuls à nous poser des questions :

Mme Jacqueline Fraysse

Débat d’orientation des finances publiques pour 2010

La commission des affaires sociales du Sénat semble d’ailleurs  en accord avec cette politique.

« C’est avec cette même obsession de réduction des dépenses sans discernement que vous agitez, à intervalles réguliers, le chiffon rouge de la fraude sociale. Je m’étais vigoureusement insurgée contre cette suspicion aussi désobligeante à l’égard des patients et des médecins, qu’inefficace pour les comptes, comme nous pouvons une fois de plus le constater ; je maintiens que ces campagnes de dénigrement, dont la cible varie, sont inacceptables – en ce moment les arrêts de travail abusifs sont dans la ligne de mire. Elles le sont d’autant plus que certains députés qui, dans cette assemblée, relaient votre «chasse aux fraudeurs », sont loin d’être blancs comme neige, et loin d’être, finalement, assez bien placés pour en parler. »

A lire sur le site de L’Académie des Sciences morales et politiques :


« L’ASSURANCE MALADIE EST-ELLE RÉFORMABLE ? »

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